Cadre Institutionnel et Fondements de l'Utilité Publique
L'Association Communale de Chasse Agréée (ACCA) de Lesches-en-Diois est une institution à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901, constituée conformément aux dispositions législatives issues de la loi du 10 juillet 1964 (dite Loi Verdeille). Établie dans la commune montagneuse de Lesches-en-Diois, au cœur du département de la Drôme, l'association remplit une mission d'intérêt général essentielle à la préservation et à la pérennité du patrimoine naturel régional. Par l'application méticuleuse de ses statuts et règlements de sécurité, l'ACCA structure l'effort de régulation cynégétique sur un territoire s'étendant sur plusieurs milliers d'hectares, caractérisé par des massifs forestiers denses, des prairies calcaires d'altitude et des zones de cultures d'une grande fragilité agro-économique.
Dans le cadre réglementaire qui lui est assigné, l'association agit comme un organe technique de premier plan pour le compte de la collectivité locale et de l'administration préfectorale. L'utilité publique de nos travaux se traduit par la mise en œuvre de protocoles de régulation et d'observation de la grande faune sauvage (notamment les populations de sangliers, de chevreuils, de cerfs et de chamois). Ces actions coordonnées permettent de contenir l'impact de la faune sur la flore forestière et les récoltes agricoles locales, prévenant ainsi des conflits d'usage majeurs tout en garantissant le renouvellement naturel des massifs boisés. L'association assure une interface permanente entre toutes les parties prenantes du territoire : agriculteurs, forestiers, résidents, randonneurs et services de l'État.
Le rayonnement culturel de la pratique cynégétique traditionnelle s'accompagne d'un engagement constant en faveur de l'éducation populaire et de la formation technique. Lesches-en-Diois bénéficie d'une biodiversité riche mais particulièrement sensible au dérèglement climatique et aux pressions environnementales. L'ACCA assume un rôle de sentinelle écologique en consignant chaque observation, en réalisant des prélèvements sanitaires et en participant activement aux réseaux nationaux de surveillance épidémiologique de la faune sauvage (Réseau SAGIR). Cette démarche rigoureuse et désintéressée garantit que chaque prélèvement s'inscrit dans un cadre scientifique mesurable et orienté vers la résilience environnementale globale du Diois.